Chemin des pèlerins vers Saint-Gilles-du-Gard et draille de transhumance entre le Languedoc et les sommets du Massif central, la voie Regordane fit de Pradelles un carrefour où se négociaient le sel, l'huile et le vin, et même les munitions durant les guerres de Religion. Le village a conservé la chapelle romane de N.-D.-de-Toute-Grâce, rebâtie au XVIIème s., la tour de Rochely et deux portes fortifiées du XIVème. L'une d'elles porte le nom de Jeannede la Verdette, en hommage à celle qui défendit la cité en 1588. À quelques kilomètres du bourg, dans la vallée de l'Allier, le prieuré bénédictin fondé au xie s. conserve son portail roman tout près de la fontaine de Ste-Reine. Avec leurs fontaines et leurs figures sculptées sur des façades Renaissance, les rues du village ont séduit l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson en septembre 1878. Brûlant d'un amour impossible pour une jeune Américaine, le futur auteur de l'Île au trésor vint apaiser son chagrin dans le " théâtre sacré des Cévennes ". Avec son ânesse Modestine, l'écrivain parcourut en une dizaine de jours le chemin (aujourd'hui GR 70) qui relie Le Monastier-sur-Gazeille à Saint-Jean-du-Gard et qui, depuis, porte son nom.
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Musée du Cheval de trait : tlj en juillet-août, sur RDV hors saison (04.71.00.87.87).